Passer au contenu principal

Vérité de l’Économie N°1 : Coactivité pêche

Selon toute apparence, la pêche et la navigation seraient impossibles sur la zone BNO

L’éolien flottant en Bretagne est présenté comme compatible avec la pêche mais les retours d’expérience et les études disponibles montrent une autre réalité.

Les études consacrées à l’éolien flottant concluent généralement que la coactivité avec la pêche est très limitée, voire impossible. Contrairement à l’éolien posé, ces installations reposent sur un réseau complexe d’ancrages, de lignes de mouillage, de câbles dynamiques et de câbles électriques flottants avec caténaires, multipliant les risques d’accrochage et de détérioration des engins.

Parmi les rares retours d’expérience, une étude du CIEM portant sur les parcs éoliens posés de Baltique et de Mer du Nord montre que la navigation et la pêche ont été généralement interdites par les pays continentaux alors que le Royaume-Uni a laissé une grande latitude aux professionnels. Pour autant ces derniers ont réduit leur activité en raison des risques. Quant au retour d’expérience pour l’éolien flottant, il est inexistant, les parcs actuels ne comptant que quelques éoliennes.

Les contraintes techniques y seraient particulièrement fortes. Les ancrages peuvent s’étendre jusqu’à près d’un kilomètre autour d’une éolienne flottante, avec plusieurs lignes disposées en étoile. Certaines configurations, notamment les ancrages caténaires, sont incompatibles avec la plupart des techniques de pêche utilisée, chalut, filet, casier ou ligne. À cela s’ajoutent les zones d’exclusion autour des ouvrages et des câbles, les contraintes de navigation et la difficulté de signaler tous les obstacles artificiels. Une solution théorique consisterait à espacer fortement des groupes d’éoliennes mais elle conduirait à des coûts prohibitifs par réduction du facteur de charge et cablages complexifiés.

La coactivité entre pêche, navigation et éolien flottant apparaît donc aujourd’hui très improbable. La zone BNO (235 km², soit plus de deux fois Paris intra-muros) serait de facto inaccessible, privant une cinquantaine de navires d’une ressource essentielle et fragilisant leur équilibre économique.
Dans ce contexte il est nécessaire de lever le flou actuel et de saisir le CIEM (Conseil International pour l’Exploration de la Mer) afin d’évaluer précisément les conséquences sur la gestion de l’effort de pêche en zone 7E et dans les rectangles statistiques 26e5 et 26e6, spécialement pour la France.

Références :  

  • ICES/ CIEM – EU request on economic, social, and ecological impacts of offshore wind farms (OWFs) and floating offshore wind farms (FLOWs) on fisheries in the Baltic Sea, Celtic Seas, and Greater North Sea
    11/04/2025

Vérité de la Nature N°1 – Sites classés

Rupture de la covisibilité historique entre le Cairn de Barnenez et son horizon maritime

Édifié il y a 6 500 ans, soit 2000 ans avant les Pyramides, le Cairn de Barnenez domine majestueusement la baie de Morlaix. Son implantation sur la presqu’île révèle une relation intime et privilégiée avec l’horizon marin. Le projet éolien BNO viendrait briser profondément cette perspective historique unique.

Lire la suite

La transition énergétique pourrait-elle générer de nouvelles formes de pollution encore largement ignorées ?

Présentées comme un symbole de la transition énergétique, les éoliennes en mer sont souvent associées à l’idée d’une énergie propre et sans impact environnemental.
Pourtant, cette image mérite d’être questionnée.
Derrière ces infrastructures se cache l’utilisation de nombreux produits chimiques industriels susceptibles de contaminer les écosystèmes marins.
Une étude récente a ainsi identifié 228 substances liées à la construction et à l’exploitation des parcs éoliens offshore, dont certaines sont potentiellement toxiques.
Ces révélations soulèvent une interrogation majeure : la transition énergétique pourrait-elle générer de nouvelles formes de pollution encore largement ignorées ?

INVITATION PRESSE

CONFÉRENCE DE PRESSE | JEUDI 19 FÉVRIER 2026 | ROSCOFF

« Ne touche pas à ma Mer ! » : Les vérités cachées de l’éolien flottant près des côtes bretonnes.

Roscoff (29), le 12/02/2026 – L’association Enviro Veritas, entourée des principales associations de défense du littoral breton, convie les représentants des médias à une conférence de presse de terrain pour dévoiler les risques et les coûts réels du projet « BNO » (111 éoliennes de 287m de haut sur 250 km²).

Alors que la transition énergétique est au cœur des débats, nos experts et acteurs locaux démontreront pourquoi ce projet, situé à seulement 16 km des côtes, est une impasse économique, écologique et démocratique.

Points clés & Intervenants

La conférence sera structurée autour de trois piliers d’analyse :

1. L’imposture économique et technique

  • Le besoin énergétique en question : 7 raisons pour lesquelles cette énergie est superflue (Jean-Marc Liron, Ingénieur des Mines).
  • Le coût caché : Pourquoi l’éolien flottant est quatre fois trop cher (Yvon Madec, ingénieur spécialiste énergie électrique).
  • Une technologie immature : Analyse des risques techniques (Eric Sartori, Porte-parole Piebiem).

2. Désastre environnemental et toxicologique

  • Pollution et Climat : Les éoliennes ne sont pas « propres » ; focus sur les effets de sillage (Frank Karg, Expert en toxicologie et pollutions).
  • Biodiversité marine : Menaces directes sur les oiseaux et mammifères marins (Stéphanie Le Bonniec, Biologiste).

3. Cri d’alarme du terrain et déni de démocratie

  • L’avis des professionnels : « Les pêcheurs ou les éoliennes, il faut choisir ! » (Jean-Jacques Tanguy & Alain Coudray, anciens présidents des comités des pêches 22 et 29).
  • Retours d’expérience : Les témoignages de Saint-Nazaire et Saint-Brieuc (Alain Doré et Katerine Poujol).
  • Analyse du projet Bretagne Sud: Focus sur Belle-Île, Groix et Quiberon (Nathalie Beauzemont).
Informations Pratiques
Date : Jeudi 19 février 2026
Horaire : De 16h30 à 18h00
Lieu : Port du Bloscon, Roscoff
Espace en face de la capitainerie du Port de plaisance