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Auteur/autrice : Rédacteur Enviro Veritas

Réunion d’information le 23 Janvier 2026: Non aux éoliennes en mer en Bretagne Nord !

Madame, Monsieur,
Le 23 Janvier 2026, l’association Enviro Veritas à l’invitation de l’APELTPL, vous invite à une réunion d’information salle Lan Inisan à Plounévez-Lochrist sur le projet d’implantation de 110 éoliennes devant nos côtes.
Un projet qui est loin d’être anodin pour nous tous, les impacts de l’éolien en mer sont multiples et désastreux sur notre santé et notre environnement.

Rendez-vous le Vendredi 23 janvier à 18 h00 salle Lan Inisan à Plounevez-Lochirst

Présentation d’Enviro Veritas de 30 mn sur les impacts en terme, de pollution, de santé et économique du projet d’implantation de 110 éoliennes en baie de Morlaix

Questions de l’auditoire aux représentants et experts qui accompagnent Enviro véritas

Cocktail
On vous attend nombreux
Enviro Veritas à l’invitation de l’ APELTPL.

Vérités N°11: Les éoliennes « tuent » la faune. Mais, dans quelles conditions l’impact devient-il biologiquement et juridiquement significatif ?

Stéphanie Le Bonniec, biologiste – Experte biodiversité et mammifères marins
Association Enviro-Veritas BZH – 13 décembre 2025

Il convient de s’interroger sur les impacts écologiques potentiels de l’implantation d’un parc éolien en mer comprenant, à ce stade des hypothèses retenues, jusqu’à 110 éoliennes de grande dimension, pouvant atteindre environ 285 mètres en bout de pale, et réparties sur une zone d’étude susceptible de dépasser 350 km² (soit environ 3,5 fois la surface de Paris intramuros).

Ce projet serait implanté dans la proximité fonctionnelle de la plus grande colonie française de fous de Bassan, au sein d’un secteur reconnu comme zone majeure de transit migratoire pour l’avifaune, et impliquerait des dispositifs de balisage lumineux aéronautique dont les effets potentiels sur les chiroptères sont aujourd’hui établis par la littérature scientifique.

L’analyse croisée de plusieurs articles récents (Le Monde – Perrine Mouterde (1), France 3 Régions (2), Connaissance des Énergies (3), Le Parisien (4)) met en évidence une réalité conforme à l’écologie appliquée : les impacts existent, mais leur signification biologique dépend des ordres de grandeur, des espèces concernées et de la capacité à éviter ou réduire ces effets.

Connaissance des Énergies rappelle que la mortalité moyenne observée est de l’ordre de quelques oiseaux par éolienne et par an, tout en soulignant que cette moyenne nationale masque des situations locales très contrastées. Le Parisien relaie ainsi une estimation d’environ 56 000 oiseaux tués chaque année en France, chiffre compatible avec ces moyennes extrapolées, mais insuffisant en soi pour juger des enjeux de conservation.

Cette analyse montre que les effets écologiques des parcs éoliens sont réels mais fortement hétérogènes, dépendant des espèces, des sites et des modalités d’exploitation. Elle met également en évidence un point rarement intégré dans le débat public : certains impacts sont directement liés à des choix techniques et opérationnels modifiables, notamment le balisage lumineux aéronautique et la gestion temporelle des machines.

Pour l’avifaune : collisions, espèces protégées et seuils de non-acceptabilité

Les collisions d’oiseaux avec les éoliennes concernent majoritairement des espèces dites « communes », mais deviennent écologiquement et juridiquement critiques lorsque des espèces protégées, à faible effectif et faible taux de reproduction, sont touchées.

Les cas judiciaires rapportés par France 3 Régions et Le Monde dans l’Hérault illustrent ce basculement. La mortalité d’un aigle royal, espèce strictement protégée, a conduit le parquet à demander la confirmation de l’arrêt d’un parc éolien pour une durée d’un an, mesure exceptionnelle en droit de l’environnement.

Ces décisions confirment que, pour certaines espèces, quelques individus perdus suffisent à constituer une atteinte grave à l’état de conservation et à engager la responsabilité pénale de l’exploitant.

Ainsi, l’enjeu principal n’est pas le nombre total d’oiseaux tués, mais la combinaison entre vulnérabilité biologique des espèces concernées et répétition prévisible des collisions sur des sites à risque (reliefs, couloirs de migration, zones d’alimentation).

Pour les chiroptères : un impact comportemental déterminant, la lumière

Les travaux relayés par Perrine Mouterde dans Le Monde, fondés sur une étude coordonnée par le Muséum national d’Histoire naturelle, mettent en évidence un mécanisme jusqu’ici sous-estimé : l’effet attractif du balisage lumineux rouge des éoliennes sur les chauves-souris.

Sur des parcs allemands comparables, l’activité des chiroptères est significativement plus élevée à proximité d’éoliennes dont le balisage est allumé en continu. À l’inverse, lorsque ce balisage est circonstancié (activé uniquement lors du passage d’un aéronef), l’activité redevient proche de celle observée sur un site témoin sans éoliennes.

Ce résultat est déterminant d’un point de vue scientifique et opérationnel : il établit un lien clair entre un choix technique précis et un risque accru de mortalité, tout en démontrant l’existence d’une mesure de réduction efficace, sans impact sur la production électrique. Il déplace ainsi le débat du « pour ou contre l’éolien » vers la qualité écologique de sa mise en œuvre.

Cas des fous de Bassan des Sept-Îles : une situation de non-compatibilité écologique

La colonie des Sept-Îles constitue la plus grande colonie française de fous de Bassan et un site patrimonial majeur. Une implantation d’éoliennes à proximité immédiate de cette colonie, située sur un axe de migration aviaire important, augmenterait nécessairement le taux de pertes, en probabilité comme en gravité biologique.

Ce constat repose sur un raisonnement écologique déterministe fondé sur trois niveaux d’analyse : spatial ; comportemental et démographique ; cumulées et attractivité, 

Effet spatial

Les Sept-Îles sont à la fois un site de reproduction, d’alimentation et de transit, et un nœud de circulation aviaire majeur de l’Atlantique nord-est. Dans un tel contexte, la concentration des flux implique mécaniquement une augmentation du risque de collision, à caractéristiques techniques identiques.

Effet comportemental et démographique

Le fou de Bassan présente plusieurs traits augmentant sa vulnérabilité :

  • vols fréquents à hauteur de rotor lors des déplacements et de la prospection alimentaire,
  • déplacements répétés entre la colonie et les zones de pêche (effet cumulatif quotidien),
  • longévité élevée et faible taux de reproduction (un seul poussin par an).

Dans ces conditions, même un faible taux de collision individuel se traduit par une perte biologiquement significative à l’échelle de la colonie.

Effets cumulés et attractivité

Sur les routes migratoires, les vols nocturnes ou par mauvaise visibilité, la fatigue et certaines conditions météorologiques réduisent les capacités d’évitement.
Par analogie écologique, les éclairages nocturnes peuvent perturber l’orientation, provoquer des phénomènes d’attraction ou de désorientation et augmenter le temps passé dans la zone de danger.

Sur un site déjà saturé de flux aviaires, tout facteur attractif ou perturbateur accroît encore le taux de pertes.

Conséquences démographiques et juridiques

Les décisions judiciaires récentes montrent que la destruction d’espèces protégées, lorsqu’elle est prévisible et liée à une implantation manifestement à risque, peut entraîner arrêts d’exploitation, sanctions pénales et reconnaissance d’une faute environnementale.

Dans le cas des Sept-Îles, le caractère patrimonial du site, la présence massive et régulière d’oiseaux et la prévisibilité des impacts rendent toute augmentation du taux de pertes non accidentelle, mais directement imputable au choix d’implantation.

Les sources analysées convergent vers une conclusion claire : l’éolien terrestre n’est ni écologiquement neutre, ni intrinsèquement incompatible avec la biodiversité. Ses impacts deviennent acceptables ou inacceptables selon les choix de localisation, de conception et d’exploitation.

Les travaux sur le balisage lumineux montrent qu’une partie significative des impacts n’est pas une fatalité, mais le résultat de décisions techniques réversibles.
À l’inverse, l’implantation d’éoliennes à proximité immédiate de sites patrimoniaux majeurs, tels que la colonie de fous de Bassan des Sept-Îles, relèverait d’un choix d’implantation écologiquement et juridiquement non soutenable, incompatible avec les principes de la conservation du vivant. 

Sources principales :

(1) Mouterde, P. (2025, 10 décembre). Éoliennes : les balises rouges attirent les chauves-souris, une solution existe. Le Monde.

(1) Mouterde, P. (2025, avril). Éoliennes et biodiversité : quand la justice sanctionne la destruction d’espèces protégées. Le Monde.

(1) Muséum national d’Histoire naturelle. (2025). Effets du balisage lumineux des éoliennes sur l’activité des chiroptères (résultats de recherche). MNHN.

(2) France 3 Régions Occitanie. (2025, décembre). Aigle royal tué par une éolienne : le parquet demande la confirmation de l’arrêt du parc pour un an, une sanction inédite.
https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/aigle-royal-tue-par-une-eolienne-le-parquet-demande-la-confirmation-de-l-arret-du-parc-pour-un-an-une-sanction-inedite-3263225.html

(3) Connaissance des Énergies. (s.d.). Les éoliennes massacrent-elles les oiseaux ?
https://www.connaissancedesenergies.org/idees-recues-energies/les-eoliennes-massacrent-les-oiseaux

(4) Le Parisien. (2025, 10 avril). Plus de 56 000 oiseaux fauchés chaque année : pourquoi les éoliennes tuent autant.
https://www.leparisien.fr/environnement/plus-de-56-000-oiseaux-fauches-chaque-annee-pourquoi-les-eoliennes-tuent-autant-10-04-2025-3HYIM4VS3NFTFBQVCOMHDPY5EE.php

Vérités N°12:  Éolien en mer flottant en Bretagne Nord-Ouest (BNO) : état des connaissances scientifiques sur les impacts potentiels sur le benthos

Stéphanie Le Bonniec, biologiste – Experte biodiversité et mammifères marins
Association Enviro-Veritas BZH – 02 janvier 2026

Le projet d’éolien en mer flottant en Bretagne Nord-Ouest (BNO) s’inscrit dans une zone caractérisée par des fonds meubles à forte dynamique hydrosédimentaire, supportant des communautés benthiques fonctionnellement essentielles. La littérature scientifique internationale montre que les impacts des parcs éoliens offshore sur le benthos existent, sont contextuels, et restent insuffisamment documentés à long terme, en particulier pour les technologies flottantes. En s’appuyant sur des revues de littérature, des programmes de suivi de long terme et des référentiels institutionnels, cet article synthétise les connaissances applicables à la zone BNO et met en évidence les principales incertitudes scientifiques.

Le benthos : un compartiment central des écosystèmes marins

Le benthos regroupe les organismes vivant sur ou dans les sédiments marins (macrofaune, méiofaune, microphytobenthos). Il joue un rôle clé dans la bioturbation et la structuration des sédiments, le recyclage de la matière organique, les flux biogéochimiques (azote, carbone) et le soutien des réseaux trophiques, notamment halieutiques.

Les suivis scientifiques rappellent que les modifications du benthos peuvent entraîner des effets en cascade sur le fonctionnement global des écosystèmes côtiers et hauturiers (Dannheim et al., 2020).

Cadre scientifique général : consensus et limites actuelles

La revue de référence de Dannheim et al. (2020) publiée dans ICES Journal of Marine Science analyse plus de 200 études sur les effets des énergies marines renouvelables, dont l’éolien offshore, sur le benthos. Elle conclut que les impacts sont avérés mais majoritairement locaux, qu’ils dépendent fortement du type de substrat, de la profondeur, et des techniques d’installation et que les effets fonctionnels (bioturbation, productivité benthique) sont largement sous-étudiés.

Ces conclusions sont reprises et actualisées par des synthèses plus récentes soulignant que de nombreuses affirmations positives ou neutres reposent sur des données temporelles trop courtes (Watson et al., 2024 ; Thomassen et al., 2025).

L’ICES insiste, dans plusieurs groupes de travail, sur la nécessité de designs BACI (Before-After-Control-Impact) robustes et de suivis multi-décennaux pour le compartiment benthique.

Les mécanismes d’impact sur le benthos

En phase de construction, les travaux génèrent une remobilisation des sédiments, une augmentation de la turbidité et des perturbations physiques directes (ancrages, dragages localisés).

Ces effets sont généralement aigus et spatialement circonscrits, mais leur intensité dépend fortement de la granulométrie et de l’hydrodynamique locale (Dannheim et al., 2020).

En phase d’exploitation, les effets sont principalement liés à la modification durable de l’habitat, l’introduction de structures dures (ancres, chaînes, protections anti-affouillement) et la redistribution des usages, notamment l’exclusion partielle de la pêche de fond.

Les suivis belges du programme WinMon.BE (Degraer et al., 2023) montrent que les communautés macrobenthiques des sédiments meubles peuvent évoluer vers des assemblages différents de l’état initial, sans retour systématique à la référence.

Les structures artificielles favorisent une colonisation par une épifaune fixée (moules, anémones, crustacés), souvent qualifiée d’« effet récif ». Toutefois, plusieurs études rappellent qu’il s’agit d’un changement de nature d’habitat, et non d’une restauration écologique (Degraer et al., 2023 ; Dannheim et al., 2020).

Les suivis réalisés en mer du Nord (Belgique, Pays-Bas, Allemagne) constituent aujourd’hui les retours d’expérience les plus robustes. Par exemple, en Belgique, le programme WinMon.BE (2023) documente des modifications durables des communautés macrobenthiques sur fonds meubles. Ces modifications sont liées à la combinaison artificialisation et changement de pressions. Les effets cumulés de plusieurs parcs restent insuffisamment quantifiés, faute de protocoles harmonisés à grande échelle. 

Ces résultats sont largement repris dans les travaux méthodologiques de l’IFREMER sur les impacts cumulés et le suivi benthique des parcs éoliens en mer.

Pour ce qui est de la question critique du démantèlement, les travaux récents de Spielmann et al. (2023, Journal of Environmental Management) montrent qu’il constitue une phase d’impact à part entière tels que, le retrait complet ou partiel des structures entraîne une re-perturbation benthique, les communautés installées sur les structures artificielles peuvent être brutalement supprimées et les trajectoires écologiques post-démantèlement restent très incertaines.

Cette phase est encore peu intégrée dans les évaluations environnementales actuelles, alors même qu’elle peut générer des impacts comparables à ceux de la construction.

La zone BNO présente plusieurs caractéristiques renforçant les enjeux benthiques comme la dominance de fonds meubles sensibles, l’absence naturelle d’habitats durs étendus, la multiplication des systèmes d’ancrage et de lignes propres au flottant, induisant une empreinte diffuse.

Les documents de planification et d’évaluation stratégique de la façade NAMO soulignent que les connaissances benthiques disponibles à ce stade sont principalement cartographiques et synthétiques, et qu’elles devront être complétées par des états de référence détaillés avant toute conclusion robuste.

L’état des connaissances scientifiques montre que l’éolien en mer flottant n’est ni écologiquement neutre ni uniformément impactant pour le benthos. Dans une zone comme BNO, dominée par des fonds meubles, les impacts attendus relèvent principalement d’une reconfiguration des habitats, de modifications durables des communautés benthiques et d’incertitudes fortes sur les effets cumulés et la fin de vie des installations.

La crédibilité de l’évaluation environnementale repose donc sur des états initiaux benthiques exhaustifs, des suivis de long terme incluant des indicateurs fonctionnels et une prise en compte explicite du démantèlement et des effets cumulés.

Ces exigences sont aujourd’hui clairement formulées par la communauté scientifique internationale et les organismes de référence tels que l’ICES et l’IFREMER.

Vérité N°1: Impact des Eoliennes en Environnement et Santé Publique :

110 Eoliennes en mer, hautes de plus-que 280 mètres, au large du Léon et du Trégor (BNO) 
Les impacts environnementaux mis en avant par les opposants à ENVIRO-VERITAS dépassent largement les arguments de la DREAL de l’Etat.

Il existe beaucoup d’exemples sur les grandes éoliennes qui contiennent des huiles hydrauliques polluantes toxiques (cf. la pollution en Baie de St-Brieuc), des métaux lourds, des PFAS, des métaux rares en grande quantité, comme le Néodyme etc., provenant des mines d’uranium chinoises ou l’Hexafluorure de Soufre (SF6), gaz isolant électrique  très toxique à l’intérieur des nacelles d’éoliennes (grands comme 2 à 3 maisons familiales), etc….

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Vérité N°2 : Simulacre de concertation auprès du public par la DREAL (Délégation Régionale àl’Environnement à l’Aménagement et au Logement)

Véritable déni de démocratie environnementale

Avril 2025

Début d’information du public avec une date limite fixée au 5 août 2025 pour la prise en compte des contributions ce qui paraît sidérant pour un projet d’une telle ampleur avec de telles répercussions sur un temps long.
Visiblement ce processus est volontairement complètement verrouillé du début à la fin. La « concertation » se révélant en fait qu’une succession d’informations didactiques.
Pourtant ce dossier est étudié depuis plusieurs années dans le plus grand secret

Septembre 2024 – Mars 2024

Approche à bas bruit des maires et certains acteurs locaux.
Mise en avant des avantages financiers significatifs sur 20 ans liés aux compensations pour « atteinte visuelle »
Action en parallèle des lobbies éoliens

Avril-Mai 2025

Information du public à très faible dose.
Une concertation sur internet est annoncée. Quasiment impossible d’accéder au site ressenti comme un labyrinthe. Un lien fonctionnel ne sera disponible qu’après 6 semaines du fait de multiples protestations.

Juin 2025

Réunions de « concertation » sur inscription, petites salles, annonces préalables quasi inexistante, pas d’affichage local.
Pas de réunion à Morlaix, Roscoff, Carantec ni Saint-Pol-de-Léon.
Modalités réunions toutes similaires
Les autorités et la Dreal interviennent à tour de rôle, accaparant le temps disponible pour la présentation du projet qui reprend le document écrit.
Très peu de temps pour les questions qui visiblement ne sont pas souhaitées, le collaborateur chargé de faire passer le micro revenant volontairement à la tribune après chaque intervention pour en limiter le nombre.

Sibiril 11 juin 250 participants :

plusieurs participants réclament un référendum auprès de la population vivant sur la côte. Réponse de la tribune officielle. « si vous voulez un référendum (sur un ton ironique), il faut aller en Suisse »

Île de Batz 16 juin 18:00

(retour du dernier bateau 18:30 volonté évidente de limiter la participation) 80 participants : un participant fortement applaudi : « On a l’impression que le projet est déjà complètement ficelé, On nous demande juste de choisir la couleur des pots de fleurs ! »

18 juin Plougasnou 200 participants.

même circulation lente du micro. En dépit de leur insistance (ou à cause) plusieurs participants ne peuvent pas poser de questions.

Lannion 25 juin Lannion : 90 participants

Un groupe de pêcheurs unanimes : « la zone projetée est celle où nous réalisons beaucoup de prises »
Quand un intervenant officiel affirme, « il n’y a pas de Fous de Bassan dans cette zone », ils s’insurgent en chœur : « nous en voyons énormément. Nous pêchons là où les fous de Bassan pêchent car il y a du poisson ! »
Au total 650 personnes « consultées » pour une population côtière concernée de 140 000 soit 0,046 %

Juillet 2025 des simulations visuelles sont présentées mais avec un effet de brouillard lointain.

A corriger en faisant apparaître les éoliennes en blanc comme par temps clair de hautes pressions.
Aucune étude d’impact présentée

  • sur les oiseaux, le Benthos (ensemble des organismes aquatiques) et la biodiversité
  • sur les nombreuses pollutions chimiques et leurs diffusions dans la mer

5 août 2025

Date limite pour la prise en compte des contributions
La Dreal assure qu’un budget de 7 M€ a été consacré à la communication de ce projet. Il serait intéressant d’en connaître le contenu.


Pour information copie courrier initié par Anne-Claire Le Vaillant de Plougasnou adressé par 200 personnes
Courrier aux garants de la CNDP – Projet AO10 / Bretagne Nord-Ouest (BNO)
Objet : Manquements graves à la démocratie environnementale dans la concertation
continue du projet AO10 / BNO – Demande de moratoire, d’égalité territoriale et de
transparence
Madame, Monsieur, Garants de la Commission nationale du débat public,
Nous vous adressons ce courrier en tant que collectif de 200 signataires, représentant de
nombreux citoyens et citoyennes de nos communes littorales, préoccupés par les conditions
dans lesquelles est engagé le projet d’éoliennes flottantes en mer dit Bretagne Nord-Ouest
(BNO), inscrit dans le futur appel d’offres AO10.
Ce projet est le plus vaste projet éolien en mer jamais envisagé en France, avec une puissance
prévue de 2 GW, au départ, représentant 110 éoliennes de 18 MW de puissance nominale en

  1. Un cumul réparti sur plusieurs sites tel BNO, BNE (Bretagne Nord Est – Baie de Saint
    Brieuc) devra porter la capacité totale de la façade NAMO à 4 GW en 2035. Ensuite en 15 ans,  Il
    sera développé 17 à 25 GW de puissance pour 2050 (900 à 1400 éoliennes en l’état des
    techniques actuelles) pour la Façade NAMO – Nord Atlantique Manche Ouest (en gros 2730 Km
    du littoral Bretagne + Loire Atlantique). 
    Le projet BNO est étudié sur une surface maritime de 350 km² (réduite à 250 km² à la fin des
    études pour la réalisation 2035) à proximité forte de la zone Natura 2000 de 266 Km² de la Baie
    de Morlaix, (carte ci-jointe) la baie seule représentant moins de 70 km². La montée en puissance
    substantielle  pour atteindre 25 GW de production d’énergies éoliennes à l’horizon 2050 en
    Bretagne donne le tournis. Les études environnementales sont en cours, et des ZPF (Zones de
    Protection environnementale Forte) sont à l’étude, et sont attendues par le CNPN et l’Autorité
    environnementale. À ce titre, ce projet mérite une concertation rigoureuse, démocratique et
    scientifiquement fondée, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.
  2. Durée anormalement courte et inégalités territoriales
    La concertation continue, organisée après le Débat Public « la mer en débat « (qui a duré 2
    ans ) auquel les citoyens n’ont pas été appelés à participer s’est déroulée du 12 février au 12
    avril 2025. Cette période de 2 mois a été extrêmement courte, sans réunion publique locale, ni
    présence sur le terrain, ni publication accessible en presse locale (Ouest-France, Le
    Télégramme).

En comparaison, la façade Sud-Bretagne (AO5) a bénéficié d’une concertation continue étendue sur quatre années (2021–2024) avec ateliers, rencontres et débats physiques ouverts.
Cette disparité flagrante constitue une rupture d’égalité entre territoires, en violation des engagements de la CNDP sur la transparence, l’équité et la participation équilibrée à l’échelle nationale.

  1. Défaut de publicité locale et d’information accessible
    L’arrêté préfectoral du 18 avril 2025 lançant la consultation publique par voie électronique (PPVE) n’a pas été relayé par les mairies. Aucune campagne de sensibilisation, de publication municipale, et de communication dans la presse locale n’a permis aux citoyens d’être valablement informés. La population littorale n’a donc pas pu exercer son droit à participation de manière éclairée.
  1. Dématérialisation, Fracture numérique et démocratie
    L’unique participation du public est attendue par voie électronique (PPVE), alors que dans nos
    communes rurales de nombreux citoyens ont un accès difficile à la pratique de l’informatique. De
    plus, la difficulté d’accès au site de la PPVE a découragé de nombreuses personnes à
    s’exprimer ( le lien est indirect car il faut passer par le site « eolienenmer.fr » avec un manque
    criant de lisibilité ; l’url était manquant pendant plusieurs semaines ; plusieurs sous-dossiers
    étaient inaccessibles pour les utilisateurs ; et surtout pour ceux,  mal à l’aise avec le digital ont
    finalement renoncé). Et pour conclure, les mairies ne se sont pas portées vers ces citoyens
    en invalidité digitale, pour leur permettre d’exercer leurs droits et donner leur avis sur ce projet.
  2. Confusion des procédures : concertation continue et PPVE
    La CNDP a présenté la concertation continue comme couplée à une PPVE (du 5 mai au 5 août
    2025). Or, l’avis légal de cette PPVE n’a été publié que le 18 avril, soit après la fin de la
    concertation (12 avril).
    Il y a donc eu absence d’encadrement juridique clair pour les citoyens durant la phase de
    concertation. Aucune information ne précisait si leurs contributions étaient formellement prises en
    compte dans la concertation continue. Puis l’ouverture de la procédure PPVE, prévue par le
    Code de l’environnement, n’a pas été vulgarisée par les services de l’Etat et les Préfectures en
    Bretagne, ni par les communes.
    Ce décalage constitue un vice de procédure potentiel, susceptible d’entacher la régularité de
    l’appel d’offres AO 10 à venir.
  3. Ignorance volontaire des études scientifiques d’impact environnemental
    Trois grandes études commandées par l’État n’ont pas été prises en compte dans le calendrier
    actuel :
    – Projet ESCO EMR : un projet multidisciplinaire piloté par l’IFREMER et le CNRS engageant 24
    chercheur·euses pour réaliser un état de l’art, une Expertise Scientifique Collective relative aux
    impacts des éoliennes en mer sur la biodiversité et les écosystèmes marins. Ils doivent livrer
    leurs résultats fin 2025. 
    – MigratLane : un gros projet de recherche qui vise à caractériser les flux et comportements
    migratoires et les zones maritimes d’importance pour les oiseaux et les chauves-souris sur l’arc
    Atlantique Nord-Est (de la Manche au Sud du Golfe de Gascogne). Piloté par l’État et l’OFB, ce
    projet à 9 millions d’euros doit se terminer en 2027. 

    Groupe de Travail ECUME : ce projet initié en 2018 et qui n’a pas fourni tous ses résultats doit permettre une analyse des Effets Cumulés des projets d’Énergies Marines Renouvelables sur l’environnement marin sans date clairement identifiée. Toutes les zones ont déjà été désignées et l’appel d’offres pour BNO sera lancé en janvier 2026, sans même attendre le résultat des études scientifiques.
    L’appel d’offres BNO est pourtant annoncé pour janvier 2026, sans prise en compte des conclusions attendues. Cela constitue une violation du principe de précaution et une démarche précipitée.
  4. Alertes environnementales institutionnelles ignorées
    L’Académie des Sciences (avis de l’AS sur la version révisée de la PPE 3 du 8 avril 2025) recommande de ne pas accélérer le déploiement de sources non pilotables sans corrélation réaliste avec les besoins énergétiques réels et non sur la base de prévisions surestimées.
    Une étude plus fine des besoins énergétiques à l’horizon 2035 puis 2050 devrait ainsi analyser des techniques et des projets alternatifs et locaux complémentaires aux grands projets industriels qui devront être, de cette manière, mieux circonscrits.
    Le Conseil National de Protection de la Nature (CNPN)  : le CNPN émet les plus grandes réserves sur les projets  précipités d’éoliens en mer de l’État. Il propose des distances aux côtes et des solutions techniques préservant la biodiversité en nord bretagne, territoire qui pourrait être considéré comme une zone de « protection prioritaire ». Il convient d’étudier la pertinence écologique de ces zones d’études prioritaires pour le développement de l’éolien en mer, qui n’a pas été étudié et pourtant
    demandées depuis 2021. (Auto-saisine du CNPN, séance du 19 mars 2025.)
    L’Autorité environnementale (Ae) émet de nombreuses réserves sur la capacité des ERC (évitement – réduction – compensation) à être établies en milieux marins. Elle demande d’appliquer un principe de précaution important quand aux Zone de Protection Forte (ZPF) en cours d’établissement sur la zone BNO,  et elle demande d’attendre les résultats des études environnementales précitées,  qui sont attendues, au plus tôt, fin 2027,  ainsi que celles sur les fou-de-Bassans ignorée pour le moment.
    Ces recommandations ne figurent nulle part dans les documents de concertation.
  5. Doute sur des travaux préalables non autorisés
    Selon Le Télégramme (11 juillet 2025), des forages sous-marins seraient envisagés au large
    de l’Île de Batz sans publication d’arrêté ni accord explicite des communes.
    Aucune autorisation de travaux préparatoires n’a été retrouvée sur le site de la Préfecture.
    Cela crée une zone de flou voire d’illégalité technique susceptible de fonder un référé
    conservatoire.

    Nos demandes citoyennes et recommandations démocratiques : 

    1. Report immédiat de 4 mois de la  première phase de la PPVE, avec un véritable débat
      local présentiel organisé dans chaque commune concernée (2 réunions publiques par
      commune + synthèse), même et surtout en pleine période électorale.
    2. Report de de l’appel d’offres AO10 sur la zone BNO, (sortie de BNO de l’AO10) tant que et
      que les études scientifiques en cours ne sont pas finalisées.
    3. Mise en place d’un calendrier prudentiel, en lien avec les 31 collectivités concernées,
      intégrant la cartographie des risques (DREAL) et les recommandations environnementales.
    4. Organisation d’une consultation citoyenne structurée et encadrée en concertation
      publique continue par la CNDP proposant :
    5. une vulgarisation de la réalisation du projet en l’état avec ses développements prévus 2035 et 2050;
    6. une version modifiée (recul des côtes, déplacement, réduction de la hauteur, réduction du volume) ;
    7. une redéfinition complète du projet énergétique Bretagne Nord, recentré sur une révision de BNO et initiant une pré étude du projet Bretagne Grand Large, zone plus cohérente techniquement et écologiquement.

      Nous vous remercions pour votre attention et restons à votre disposition pour fournir toutes les preuves, extraits légaux, comparatifs AO5/AO10, ainsi que les publications scientifiques citées.

      Veuillez recevoir, Madame, Monsieur, nos salutations citoyennes respectueuses.

      Les signataires :

      [Nom – Commune]

      CNDP = Commission Nationale pour le Débat Public

      Vérité N°3: Eolien flottant en mer BNO A 10 : technologie immature et coûts faramineux

      L’éolien offshore par plus de 50 m de fond est balbutiant : les technologies ne sont pas mûres. Les éoliennes offshore opérationnelles en Europe sont pratiquement toutes implantées par des profondeurs de 20 à 50 m et donc posées sur le fond. Quelques prototypes d’éoliennes flottantes extrêmement coûteux ont été implantés par 80/100 m de fond pour tester différentes technologies.
      Aucun de ces prototypes n’est représentatif de ce qui est prévu pour le projet BNO.
      D’énormes éoliennes sur des flotteurs monstrueux
      La puissance visée (2 GW) impose un très grand nombre d’éoliennes, et donc de plateformes flottantes, réparties sur une très grande surface maritime. Chaque plateforme représente un monstre d’acier couteux par rapport à la puissance unitaire d’une éolienne. Il est donc envisagé des éoliennes très puissantes (de l’ordre de 20 MW), pour réduire le nombre de plateformes, mais ces plateformes seront encore plus monstrueuses et, évidemment encore plus coûteuses. Rien de tout cela n’existe aujourd’hui. On ne saurait pas installer non plus de telles éoliennes (les grues n’existent pas).
      On n’a aujourd’hui aucune expérience permettant d’estimer les performances et les coûts d’éoliennes aussi grandes, des plateformes flottantes qui peuvent les accueillir et du regroupement d’une telle quantité de ces éoliennes.
      Comme référence opérationnelle, on peut prendre le champ de Saint Brieuc, c’est un champ posé, avec des éoliennes beaucoup plus petites (8 MW) en moins grand nombre (62) et son coût complet est 3 ou 4 fois celui du nucléaire (200 à 250 €/MWh contre 60).

      Le cout du MWh facturé par Iberdrola est de 196 € auquel il faut ajouter :

      • La production non effectuée mais payée, parce qu’il a du vent mais pas de demande de consommation.
      • L’amortissement des coûts de raccordement pris en charge par RTE et non par Iberdrola.
      • Les travaux de sécurité sur le réseau pris en charge par RTE, qui sont de plus en plus élevés au fur et à mesure que l’on rajoute de l’intermittence sur le réseau breton.
      • Le coût de l’effacement du nucléaire pour donner priorité à l’éolien.

      Si on considère que le coût d’investissement de l’éolien flottant devrait être du double du posé et même si on considère que la marge d’Iberdrola est très excessive, le cout complet de production de BNO promet d’atteindre un niveau extrêmement élevé.

      Maintenir des projets d’éolien offshore flottant dans les PPE est une folie économique qui nécessiterait des subventions gigantesques.

      Vérité N°4: Un scandale à dénoncer : les renégociations au bénéfice d’Iberdrola du parc éolien de Saint Brieuc.

      Le cout du MWh facturé par Iberdrola est de 196 € à ce jour auquel il faut ajouter :

      • La production non effectuée mais payée, parce qu’il a du vent mais pas de demande de consommation.
      • L’amortissement des coûts de raccordement pris en charge par RTE et non par Iberdrola.
      • Les travaux de sécurité sur le réseau pris en charge par RTE, qui sont de plus en plus élevés au fur et à mesure que l’on rajoute de l’intermittence sur le réseau breton.
      • Le coût de l’effacement du nucléaire pour donner priorité à l’éolien.

      Il est certain que, même en ne prenant pas en compte les 2 derniers points liés à l’intermittence de l’éolien, on est entre 200 et 250 € par rapport à 60 € pour le nucléaire.

      Ce dossier mériterait bien une étude des journalistes d’investigation.

      Vérité N°5: Des centrales à gaz doivent accompagner l’éolien en mer qui est loin d’être décarbonné.

      Certains écologistes dogmatiques en conférence à Morlaix affirment que l’éolien en mer constituerait l’un des principaux leviers de décarbonation, au même titre que le solaire, et évoque une « entreprise de désinformation » visant cette technologie.
      Enviro Veritas souhaite apporter sa contribution au débat, non pour polémiquer, mais pour rappeler plusieurs éléments techniques indispensables à une compréhension complète du sujet.
      Contrairement à ce que suggère l’entretien, l’éolien ne peut assurer seul une réduction durable des émissions de gaz à effet de serre. Sa production, par nature intermittente, doit être systématiquement appuyée par des moyens pilotables lors des épisodes de faible vent, fréquents et souvent simultanés en Europe du Nord. Les études de capacité (ELCC) montrent ainsi qu’un parc éolien impose de disposer d’environ 60 % de sa puissance équivalente en centrales à gaz pour garantir la sécurité d’approvisionnement. Concrètement, installer 2 GW d’éolien revient à devoir maintenir en permanence au moins 1,2 GW de turbines à gaz prêtes à prendre le relais.
      Ce double investissement, à la fois technique et financier, réduit mécaniquement le bénéfice climatique attendu. L’éolien ne remplace pas les centrales à gaz : il fonctionne avec elles et s’appuie sur leur flexibilité dès que les conditions météorologiques se dégradent. Cette interdépendance explique aussi l’intérêt que certains acteurs gaziers peuvent porter au développement accéléré de l’éolien, qui consolide la nécessité de leurs infrastructures.
      L’exemple allemand, rappelé par l’Académie des sciences dans son avis du 8 avril 2025, illustre clairement ces limites. Malgré plus de 140 GW de solaire et d’éolien, complétés par du gaz et parfois du charbon lors des périodes sans vent, l’Allemagne émet environ 350 g de CO₂ par kWh électrique.
      À titre de comparaison, la France se situe autour de 21 g grâce à son recours majoritaire au nucléaire, technologie bas-carbone.
      En conclusion l’éolien en mer requiert un soutien massif de moyens fossiles.